Le Sumo au Japon est un sport traditionnel et vieux de plusieurs siècles. Il est parfois mal connu des personnes vivant hors du Japon. Je vous propose donc de découvrir les éléments de base de ce sport ancestral Japonais.

Comme tous les ans 3 grands tournois de Sumo se déroulent à Tokyo, et 3 autres ont lieu dans des autres villes du Japon (Fukuoka, Osaka, Nagoya). il serait intéressant de découvrir ce sport Japonais.

Si vous voulez acheter des tickets pour le tournoi de sumo, c’est par ici que ça se passe (en anglais): http://www.sumo.or.jp/en/ ou bien vous pouvez passer par le site Japanican.com et y réserver vos tickets.

Je vous invite à découvrir mon article sur ma journée au Grand Tournoi de Sumo à Ryogoku – Tokyo.

Le Sumo : Un peu d’Histoire

Le sport de combat de Sumo date d’environ 1500 ans. Ses origines étaient religieuses.  Les premiers combats étaient des sortes de cérémonies dédiées aux dieux. Les combats étaient alors tenus dans l’enceinte des sanctuaires (Shrine) et étaient composés de prières et de danses sacrées.

Pendant la Période Nara, datant du 8ème siècle, les combats de Sumo étaient introduit dans la cour Impériale. Un festival de lutte annuel avait donc lieu.

A la base, les combats de Sumo étaient rustres et composés d’éléments de boxe et de lutte où les coups étaient permis ou non. Mais avec le temps, et sous l’influence de la cour Impériale, des règles furent adoptées.

Au cours du 17ème siècle, les combats de Sumo commençaient à se professionnaliser et étaient là pour divertir les nouvelles classes bourgeoises de marchands. L’actuelle « Japan Sumo Association » prend ses sources à cette période.

Le combat de Sumo : Les règles

Le ring de combat des Sumo est appelé DOHYO et prend son nom de celui des sacs de pailles de riz utilisés pour le délimiter. Le ring de combat de Sumo est de 6 mètres carré et 1 mètre de haut. Il est construit dans une argile spécialement utilisé pour cette occasion. La partie dure est couverte d’une fine couche de sable.

Le combat doit avoir lieu à l’intérieur du cercle de 4 mètres de dimension. Au dessus du ring se trouve, suspendu au plafond, un toit ressemblant au toit des sanctuaires japonais (Shrine).

Un combat de Sumo est gagné en poussant l’adversaire hors du cercle intérieur ou en le faisant tomber sur le DOHYO. Pour perdre le combat, il n’est pas nécessaire de tomber complètement dans le cercle ou d’en être complètement poussé en dehors. Le Sumo qui touche le sol avec n’importe partie de son corps, ses genoux, le bout de ses doigts ou même son chignon, perd le combat. De même si l’un de ces parties vient en contact avec les sacs de pailles formant le cercle de combat.

Sont prohibés les coups de poings, le tirage de cheveux, la suffocation, les coups de pieds dans l’estomac et la poitrine. Il est aussi contraire aux règles de saisir la bande qui couvre les parties génitales du Sumo.

Il n’y à aucune limite de poids dans les combats de Sumo. De plus il n’y à aucune catégorie de poids, ce qui peut donner des combats entre un Sumo de faible corpulence et un Sumo bien plus corpulent.

Il y à 6 grands tournois par an : 3 à Tokyo (Janvier, Mai et Septembre), un à Osaka, Nagoya et Fukuoka. Un tournoi dure 15 jours, chaque Sumo devant combattre une fois par jour. Le grand gagnant du Tournoi de Sumo est le combattant qui aura le meilleur ratio de victoires par rapport aux défaites. Lors du dernier jour du tournoi il se verra remettre le trophée de l’Empereur.

Il existe 3 prix additionnels qui sont :

  • SHUKUNSHO qui récompense le Sumo qui aura gagné contre le plus de champions
  • KANT-SHO récompensant l’esprit de combat
  • GINO-SHO qui récompense la technique de combat.

Pour recevoir l’un de ces prix additionnels, le Sumo doit avoir au moins gagné 8 combats sur 15.

Les Sumo : SHIKIRI

Pour les combats, les Sumo – SHIKIRI, sont nus. Ils portent uniquement un pagne de soie autour de la taille, appelée MAWASHI.

Après être entré sur le ring, le Sumo doit exécuter une série de rite spirituel, des mouvements symboliques :

  • Pour nettoyer son esprit et son corps : il rince sa bouche avec de l’eau (source de pureté) et essuie son corps avec une serviette en papier.
  • Pour se protéger contre les blessures : il jette une poignée de sel sur le ring pour purifier le ring. Toutefois cela est exclusivement réservé aux Sumo d’un rang de MAKU-UCHI, JURYO et MAKU-SHITA

Par la suite, les 2 Sumo combattant se mettent face à face et se regardent droit dans les yeux pour commencer un combat psychologique. Ils ont alors 4 minutes pour commencer leur combat. Ils en profitent, souvent, pour recommencer leurs rituels à plusieurs reprises.

Le classement des Sumo :

Il existe, à l’heure actuelle, environ 800 Sumo professionnels (des humbles stagiaires aux grands champions). Après chaque grand tournoi de Sumo, les combattants sont classés en étant promus ou rétrogradés au classement général des Sumo, selon leurs performances durant les 15 jours de tournoi.

Une nouvelle liste de classement, appelée BANZUKE,  est éditée par la NIHON SUMO KYOKAI (Japan Sumo Association) dans un style calligraphique ancien.

Les Sumo (RIKISHI) sont divisés par équipes : Ouest et Est. Ils ne combattent pas par équipe ou seulement contre les Sumo de l’équipe adverse. Ils peuvent être amenés à combattre contre n’importe quel autre Sumo.

Dans le top du classement se trouve les combattants appelés les MAKU-UCHI, les Sumo de la division supérieure. Ils se décomposent en 5 catégories :

  • YOKOZUNA : cette position est unique. Depuis qu’elle a été créée, il y à plus de 300 ans, seulement 69 Sumo en ont été récompensés. Celui qui l’obtient ne peut jamais être rétrogradé. Toutefois, sil il accumule trop de mauvais résultats, il devra prendre sa retraite
  • OZEKI
  • SEKIWAKE
  • KOMUSUBI
  • MAEGASHIA 

En dessous de ces catégories, en caractères plus petits, se trouvent les JURYO et MAKUSHITA, puis les SAN-DAN-ME, JO-NI-DAN et en dernier les JO-NO-KUCHI. Les combats commencent le matin par les combattants les moins bien classés et finissent en début de soirée par les combattants les mieux classés. Il y à donc une chronologie lors des combats.

Les cérémonies de Sumo :

Les cérémonies, lors des tournois de Sumo, sont d’une grande importance. Elles sont traditionnelles et ont une grande signification. Ce sport a réussi à survivre avec l’ensemble de ces rituels ancestraux. 

Avant les combats des MAKU-UCHI, à lieu la cérémonie d’entrée sur le ring, qui est très colorée, DOHYO-IRI. Lors de cette cérémonie, les Sumo portent des tabliers traditionnels avec différents dessins et qui coûtent entre 400000 et 500000 Yen. Chaque équipe entre l’une après l’autre sur le ring et effectue un rite ancestral.

Le rôle de leader lors de cette cérémonie est réservé au YOKOZUNA n’ayant eu aucun rôle durant une cérémonie jusqu’à lors. Il doit exécuter des gestes précis tel que frapper dans ses mains pour attirer l’attention des dieux et frapper de son pied sur le sol pour faire fuir les démons. 

A la fin de la journée de combats, un MAKUSHITA doit entrer sur le ring et effectuer une danse traditionnelle appelée YUMITORI-SHIKI. Il doit réaliser cette danse avec un arc entre ses mains.

Les combats de Sumo : Les arbitres et les juges

Ils sont habillés dans des Kimono d’un genre datant de la période Kamakura, il y à plus de 800 ans. Leur chapeau noir ressemble à celui porté par les prêtres dans les sanctuaires (Shrine). Ils sont appelés GYOJI. Tout comme les Sumo, les arbitres sont classés. Ainsi, seul un TATE-GYOJI, arbitre haut classé, peut arbitrer un combat impliquant un YOKOZUNA.

Les arbitres sont reconnaissables à la couleur du gland sur leur éventail :

  • Violet ou Violet et Blanc pour les TATE-GYOJI
  • Rouge pour les SAN-YAKU
  • Rouge et Blanc pour les MAKU-UCHI
  • Bleu et Blanc pour les SAN-YAKU
  • Noir pour les rangs inférieurs