Sabila4Allpeoplefrom (APF) :
Bonjour Sabila, pourriez-vous SVP vous présenter à nos lecteurs ?

Sabila MOUSSADEK (SM) :
Je m’appelle Sabila MOUSSADEK, je vis en région parisienne et suis artiste comédienne depuis un peu plus de 11ans. Lorsque je ne tourne pas ; j’enseigne les techniques d’acteur utilisé dans le 7ème art. C’est-à-dire l’art de la comédie pour le théâtre, coaching et jeu devant la caméra pour le cinéma.

APF : Etes-vous autodidacte ou avez-vous suivi une formation ?

SM : La comédie ne s’improvise pas ! C’est un vrai métier. Comme beaucoup de mes confrères j’ai suivi une longue formation. J’ai suivi ma formation dans une école spécialisée nommée LE MAGASIN. On y enseigne les métiers de comédienne et d’acteur qui sont proches mais néanmoins différents. Ma formation a durée 3 ans, puis j’ai été coachée personnellement 3 ans supplémentaires afin de parfaire mon jeu scénique et devant la caméra. Aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir naviguer dans ces 2 univers.

APF : Comment définiriez-vous votre art et votre façon de travailler ?

SM : Mon art, est l’art d’une vie. Je pense sincèrement qu’il est indispensable dans mon métier d’être capable de recréer des instants de vie. C’est aussi l’apprentissage de toute une vie. Mon inspiration vient du quotidien. Je suis très curieuse de nature, cela m’aide beaucoup dans l’approfondissement de mes recherches. Artistiquement parlement je m’inspire aussi du travail d’autres artistes et ce dans tous les domaines culturels.

Sabila1APF : Quels sont vos thèmes de prédilection ?

SM : Je n’ai pas de thème de prédilection particulier. Je fais les choses au ressenti. Ce qui est le plus important pour moi c’est de vivre les choses, comprenez par là des moments ou des instants de vie, des expériences, et faire des choses pour pouvoir les vivres

APF : Quels matériaux utilisez-vous généralement dans votre travail ?

SM : Sans aucun doute je dirais mon cœur et mes tripes !

APF : Qu’est-ce qui vous pousse à créer ?

SM : Ce qui me pousse à créer c’est le besoin de partager mon savoir -aire. C’est une nécessité pour moi car je ne sais pas je vis pour ma passion bien si c’est ma passion qui me fait vivre.

APF : En tant qu’artiste, quels sont les plus grands « défis » auxquels vous avez été confronté depuis que vous vous êtes lancée ?

SM : honnêtement tous mes plus grands défis ont été toutes mes premières fois, quel que soit le domaine, qu’il soit d’ordre personnel ou professionnel. Maintenant parmi toutes ses expériences ; l’aventure qui m’a le plus touché et qui a été de l’un de mes plus grand défis, fût dans un premier temps de convaincre mes parents que j’étais faîtes pour ce métier et que surtout je comptais en vivre ! (rires). C’est sans nul doute l’épreuve qui m’a été le plus difficile à surmonter. Lorsque tes parents sont persuadés que tu gâches ta vie en choisissant ce genre de métier, tu dois te battre pour leur prouver le contraire. Cela devient alors pour toi un moteur, un challenge que tu dois impérativement relever. Dans ce cas précis tu dois avoir les yeux plus grand que le monde ! Encore aujourd’hui je ne suis pas sûre que mes parents soient convaincus que j’ai fait le bon choix… mais bon, aujourd’hui je suis fière d’avoir tenu tête et d’exercer le métier que j’aime.

Ensuite se fût de travailler avec Isabelle Huppert, Jeanne Labrune et Richard Debruisne dans le film «Sans Queue, ni tête ». Il n’est pas facile de tourner à côté d’aussi grandes pointures du cinéma Français surtout quand il s’agit de son 1er long métrage ! Cela Impose beaucoup de professionnalisme, de la rigueur, et beaucoup de travail pour arriver à se faire reconnaître comme une actrice à part entière. Je tiens spécialement à les remercier de m’avoir accueillie dans cette grande famille et en particulier souligner l’accompagnement d’ Isabelle Huppert qui humainement parlement a été pour moi comme une seconde mère !

Toujours bienveillante à mon endroit en me conseillant sur mon jeu de scène. Pour moi ce sont de Grandes Personnes parce qu’elles sont magnifiques sur le plan humain. Grâce à elles j’ai vraiment grandis et appris réellement ce qu’était le métier.

Sabila2APF : Vous intéressez-vous à d’autres formes artistiques et à d’autres formes de culture ? Quels sont vos autres centres d’intérêt ?

SM : Oui, comme je suis curieuse mes centres d’intérêts sont tout ce qui peut m’aider directement ou indirectement dans l’exercice de mon métier. Mon terrain de jeu est le monde et les gens qui le composent. J’affectionne la culture asiatique. L’enseignement des sports de combats permettent d’élever sa spiritualité. Ce qui m’intéresse c’est le chemin que l’on fait pour obtenir une réponse et non pas le résultat. (Celui-ci importe peu en réalité). C’est dont le travail que l’on doit faire sur soit qui ‘ interpelle. C’est cette essence, cette introspection que j’essaie de capter. Je m’en nourris puis essaie de le retransmettre le plus fidèlement possible selon ma compréhension et mon interprétation personnelle. De façon générale j’aime les artistes engagés.

APF : Un message final pour nos lecteurs ?
 
SM : Les rêves sont faits pour être accomplis, c’est nous qui choisissons ! Sois tu vis tes rêves, soit tu rêves ta vie ! Moi j’ai fait mon choix…. Quel sera le vôtre ?