Joseph Tchami Keou est un ancien joueur de football de l’équipe nationale camerounaise. Appréciant la culture chinoise et en particulier les arts-martiaux, il accepta rapidement la proposition lorsqu’on lui proposa de venir entraîner des jeunes joueurs au temple Shaolin et mêla donc le football au kung-fu.
 
Selon Joseph, les joueurs africains sont talentueux, mais ils ont besoin d’améliorer leur niveau. Alors qu’en Europe, les entraîneurs apprennent à leurs joueurs les techniques de bases dès leur plus jeune âge (passes, jonglages, Réception, etc), en Afrique, ils se contentent seulement d’apprendre aux footballeurs à courir après le ballon. La majorité des footballeurs africains à avoir réussi sont les fruits des meilleures écoles telles que Kadji sport ou brasseris du Cameroun : ce sont des écoles entraînées par des Européens, les jeunes reçoivent donc une formation complète
là-bas.
Pour connaître plus en profondeur l’avis de Joseph Tchami Keou, nous lui avons posé quelques questions.
APF- Quelles sont les qualités d’un bon footballeur ?
JTK: Il doit avoir une aisance technique, des capacités athlétiques morales/physiques, une très bonne hygiène de vie et alimentaire également.
APF- Quelles sont les solutions pour améliorer les lacunes des jeunes joueurs africains ?
JTK:  Les joueurs européens touchent 1 200 fois le ballon par séance d’entraînement, ce n’est pas le cas des joueurs africains et il faut rapidement résoudre ce problème.
APF- Comment vois-tu le futur football africain ?
JTK : Le football africain peut évoluer rapidement vers le haut, mais pour cela il faut qu’il y ait les infrastructures et les encadrements adaptés.
APF- Quels conseils donnes-tu aux jeunes footballeurs africains ?
JTK : S’ils veulent réussir, ils doivent être motivés, persévérants, endurants, passionnés, éviter tout les abus. Il ne suffit pas d’avoir du talent, il faut travailler dur et respecter l’encadrement
imposé, sinon pas de réussite.
APF – Quels conseils pour les entraîneurs africains ?
JTK : Beaucoup de jeunes joueurs Africains ne réussissent pas en Europe, car les entraînements qu’ils ont suivit en Afrique ne sont pas adaptés. Pour remédier à ce problème, les entraîneurs africains doivent avoir l’art de transmettre tout ce qu’ils ont appris auparavant car ils ont suivi exactement les mêmes formations que les entraîneurs européens. Ce sont eux qui ont les cartes en main et ils doivent en disposer correctement pour que leurs joueurs puissent aller le plus loin et le plus haut possible !
 interview soumis par Aurélia Philétas