esclavage32015 ! Cette année, la commémoration de l’Abolition de la Traite négrière et de l’Esclavage  a revêtu une importance particulière en France.

Ceci, aussi bien en  France métropole que dans les Dom-Tom, notamment à la Guadeloupe. En effet, le Président  Hollande , en présence de Christiane Taubira et de Georges Pau Langevin, a fait escale (sur sa route pour Cuba) à Pointe-à-Pitre, pour inaugurer avec une belle brochette de personnalités, le premier Mémorial dédié en Europe à la Traite des noirs et à l’Esclavage. Une grande première ! D’autant plus que une dizaines de présidents africains étaient également présents.

Cet évènement a été respecté un peu partout en France dont bien évidemment Paris. Des manifestations ont eu lieu dans la matinée au Jardin du Luxembourg devant la Stèle érigée il y a quelques années par Jacques Chirac, alors président de la République. Cette année , Manuel Valls a présidé ces cérémonies en l’absence de François Hollande.
Après  Villeret-Côterets le matin même, en fin de journée et à l’invitation de l’historien Claude Ribbe, Président de l’Association des Amis de Dumas, Manuel Valls, le CRAN, représenté par son président, SOS Racisme représenté par son vice-président,  la chanteuse Bam’s  et une immense foule d’autres invités ont  honoré la mémoire de cet illustre afro-descendant qu’était Alexandre Dumas, à la Place Catroux, dans le 17e arrondissement,  devant le monument   élevé  spécialement il y a six ans pour rappeler l’action de cet  esclavagehomme.

Comme chaque année, des gerbes de fleurs ont été déposées aussi bien par le premier ministre que par des invités de marque devant le monument, pendant que jouait l’hymne national , musique d’un groupe de musiciens militaires qu’accompagnait  la superbe voix d’une afro-descendante choisie pour l’occasion.

La cérémonie a été clôturée par des musiques traditionnelles  jouées par un groupe de musiciens très applaudis. De tous les discours entendus lors de cette commémoration, il ressort l’exigence légitime  pour les Afro-descendants de la dotation par l’Etat français, d’un lieu  de mémoire dans le 17e arrondissement (Bâtisse inoccupé appartenant à la Banque de France, héritière de riches négriers) pour permettre à la communauté d’ouvrir un mémorial et un centre culturel pour faire mieux connaître cette histoire commune tragique.